20 mars 2020

20 mars 2020

 

Cette année le "20 mars" aura lieu le 26 mai!

En raison des mesures de confinement liées à la crise sanitaire, la journée du « 20 mars » est reportée au 26 mai 2020. Nous espérons que d’ici-là, les rassemblements seront de nouveau autorisés.

Le concours photos est prolongé jusqu’au 20 mai 2020 à minuit.

La justice aura encore plus besoin de se faire entendre après la pandémie, car l’immobilisation quasi-totale de l’organisation judiciaire pendant plusieurs semaines va accroître l’arriéré judiciaire.

Nous vous souhaitons beaucoup de courage. Prenez soin de vous!

 

"L'art au palais"

Depuis 2015, le 20 mars est devenu la « journée de la justice ».

Cette année, nous vous fixons rendez-vous  au palais de justice de Bruxelles, le 20 mars de 15h30 à 17h30, pour exprimer ensemble notre inquiétude et rappeler les revendications pour une justice de qualité, sous une forme artistique !

Par le biais d’un concours photos, ouvert à tous, on vous invite à laisser parler votre instinct créatif et esthétique autour du thème « Flash the trash! ou de l’incroyable décadence des lieux de justice ».

Les 12 meilleures photos seront développées et exposées dans les lieux de justice du pays, après l’événement.

Le jury, composé de photographes professionnels et d’artistes, annoncera les résultats le 20 mars à 17h, dans le cadre prestigieux de la salle des pas perdus du palais Poelaert, repensée par différents artistes qui auront à cœur de s’approprier les lieux.

Attention, pour des raisons pratiques, il ne sera plus possible d’entrer au palais de justice après 16h45!

En 2019, la campagne était intitulée « 66 jours pour sauver la justice », en référence au nombre de jours séparant la journée de mobilisation, des élections fédérales du 26 mai. Ce fut indéniablement un succès, si l’on en juge par les promesses de refinancement de la justice annoncées par la grande majorité des partis politiques.
Un an plus tard (mais sans davantage de gouvernement), les acteurs de la justice sont bien décidés à maintenir la pression et à faire entendre leurs revendications. Au cours des derniers mois, les acteurs de la justice, réunis au sein d’une plateforme appelée « L’Etat de droit, j’y crois ! » ont affiné leur message et associé à leurs actions l’Orde van Vlaamse Balies. Aujourd’hui, l’Union professionnelle de la magistrature, l’Association syndicale des magistrats, l’Union royale des juges de paix et de police, de Nederlandstalige Vereniging van Magistraten, Magistratuur en Maatschappij, en partenariat avec Avocats.be, l’Orde van Vlaamse balies et les différents barreaux, ainsi que le Syndicat des avocats pour la démocratie, la Plateforme Justice Pour Tous, et la Ligue des droits humains, en appellent à la société civile pour défendre, ensemble, un service public de la justice digne d’un Etat démocratique.

Vous trouverez toutes les informations, ainsi que le règlement du concours, sur le site.

 

Nos revendications

L’ETAT DE DROIT, J’Y CROIS

Une Justice indépendante et efficace est une condition essentielle de la démocratie et de l’Etat de droit. Elle est un outil indispensable à la cohésion sociale et à l’équilibre des institutions.

Depuis trop longtemps, elle est dans l’impossibilité de remplir ses missions fondamentales au bénéfice des citoyennes et des citoyens.

Voici nos revendications:

1.

Une Justice accessible à tous, ce qui implique la levée des barrages financiers (assouplissement des conditions d’accès à l’aide juridique, tva réduite sur les honoraires d’avocat, d’huissier et de notaire, réduction des frais de procédure), géographiques (proximité des lieux de justice) et procéduraux (simplification des procédures).

2.

Nous sommes demandeurs de la mise en oeuvre de la mesure de la charge de travail qui permettra une répartition transparente des ressources. Dans l’attente d’un outil fiable de mesure de la charge de travail, le respect des cadres (magistrats, greffiers et personnel des greffes et parquets) doit être assuré dans toutes les juridictions et tous les parquets du pays.

3.

La mise en œuvre d’une gestion autonome indépendante, qui permet au pouvoir judiciaire de statuer sur des litiges individuels en toute indépendance et qui est gérée par le pouvoir judiciaire sous le contrôle du Parlement et de la Cour des comptes pour ce qui concerne les ressources financières.

4.

Une Justice bien équipée en infrastructures, avec des palais de justice qui répondent aux exigences légales en matière de sécurité et d’accessibilité et une Justice qui soit également accessible numériquement de manière moderne.

5.

Une Justice numérisée performante, mise en œuvre et financée dans un cadre légal clair, permettant aux différents acteurs de la Justice de travailler et d’agir à partir d’un dossier numérique.

6.

Un service public conforme aux exigences de l’État de droit qui ne répond pas à la seule logique du chiffre mais vise à tout moment la qualité juridique dans un délai raisonnable afin d’apporter au justiciable une réponse à ses questions et préoccupations et de rétablir ainsi la confiance dans la Justice.